
Quelle prétention de prétendre que l'informatique est récente : Adam et Eve avaient déjà un Apple
En traînant dans la bibliothèque de ma môman, je suis tombée sur ce livre : Le secret des émeraudes de Nora Roberts. Ma mère est très fleur bleue niveau bouquin, elle aime bien les histoires d'amour. Moi ce n'est pas du tout ça, j'affectionne la science fiction et le fantastique. Mais bon, là je n'avais plus rien à me mettre sous la dent (j'attends ma commande de Stephen King) et je me suis dit "Ouaip, pourquoi pas".
Mes impressions : j'en suis qu'au début, mais ça se lit facilement. C'est une histoire un peu courue d'avance mais je continue de lire. C'est très fleur bleue, effectivement et ça me change de mes frayeurs nocturnes. Alors j'ai pas pu m'empêcher de vous noter un extrait. C'est un peu long mais ça vaut son pesant de cacahouètes, non ?
- je vous aime bien ainsi, avoua Trent.
- C'est-à-dire ?
- Lorsque vous n’envoyez pas des objets non identifiés à toute volée.
Catherine mordit dans son cookie et sourit.
- Hélas ! tous les Calhoun ont des caractères exécrables.
- J’ai été prévenu.
- Voulez-vous un autre gâteau ?
Les yeux écarquillés, elle vit Trent lever la main et lui toucher les cheveux.
- Que… que faites-vous ?
- Vos cheveux sont mouillés. Ils ont un parfum de fleurs sauvages.
- Trent…
Il sourit.
- Oui ?
- Je ne crois pas que ce soit bien de compliquer ainsi les choses.
- Sans doute pas, reconnut Trent.
Pourtant, il caressa de nouveau les boucles de Catherine, puis lui effleura la nuque. Il la sentit frissonner.
- Je pense sans arrêt à vous. Et j’ai toujours cette envie irrépressible de vous toucher. Je me demande pourquoi.
Elle s’humecta les lèvres.
- Parce que… parce que je vous exaspère.
- Ça c’est sûr. Mais pas de la façon qu vous croyez. Ce n’est pas aussi simple.
De sa main libre, il lui souleva le menton.
- Sinon pourquoi brûlerais-je d’envie de poser mes mains sur vous chaque fois que nous sommes ensemble ?
Aussi légers qu’une plume, ses doigts descendirent le long de la gorge de Catherine.
- Je préfèrerais que vous arrêtiez, murmura-t-elle d’une voix à peine audible.
- De quoi ?
- De me toucher
- Pourquoi ? demanda Trent en prenant sa main blessée pour la porter à ses lèvres.
- Cela me rend nerveuse.
Le regard de Trent se fit soudain plus sombre.
- Vous ne cherchez même pas à me provoquer.
- Parce que j’ignore comment m’y prendre.
Au même moment, il lui embrassa la joue, et Catherine en eut le souffle coupé.
- Chèvrefeuille… chuchota-t-il en l’attirant à lui. J’adore ce parfum sur vous. Délicieux et sauvage.
Sa bouche chercha la sienne. Dans sa confusion, Catherine songea qu’elle était beaucoup plus tendre que lors de leur premier baiser. Puis, peu à peu, envahie par le feu du désir, elle perdit toute pensée rationnelle.
- Catherine, embrassez-moi.
Au lieu de repousser Trent, comme elle se l’ordonnait, elle noua les bras autour de son cou, et ses lèvres se fondirent dans les siennes.
Trent resserra son étreinte autour de la taille de la jeune femme. Il refusait de songer aux conséquences aux règles morales, au code de savoir-vivre. Pour la première fois de sa vie, il souhaitait profiter sans arrière-pensée d’un moment divin. Des sensations délicieuses le parcouraient, annihilant toute volonté en lui.
J’ai revu mon ex, il n’y a pas longtemps. Ça m’a fait chier de me retrouver sur le même trottoir que lui.
Hhmm, tiens, je n’avais jamais remarqué qu’il y avait des balcons dans cette rue, pfiou, qu’est-ce qu’elle est crade cette voiture, voyons où sont mes pieds, tiens, y ‘a des chewing-gums collés par terre… et je relève la tête pensant faire celle qui n’avait aperçu personne, mais manque de chance. Il est là, à ma hauteur. Merde me dis-je. Je regarde à droite et à gauche, feignant de ne pas le voir, mais là c’est trop gros.
« Bonjour » me dit-il
« Bonjour », je lui réponds.
Sourires gênés et nous continuons notre route. Je le déteste ce pauvre con pour m’avoir largué pour une autre (mais rappelle-toi, c’est toi qui ne tenais plus à lui à la fin). N’empêche ! Il m’a fait souffrir.
Et là je n’ai pas pu m’empêcher de penser à lui, aux bons moments que nous avions passé ensemble, à la chaleur partagée, aux baisers volés et passionnés. Et je me suis mise à le détester encore plus.
Et là, une question existentielle s’est imposée à moi ; tu aimes quelqu’un puis tu finis par le détester, même le haïr.
Est-ce cela, tout compte fait, la finalité de l’amour ?
Heureusement que mon animal de compagnie n'est pas un hérisson ! Ça sert un esprit utile... Non, moi j'ai un porc-épic. J'adore quand il me fait des câlins... Pas besoin de séance d'acuponcture.
